FABIENNE LA PUTE SUR AIRE D'AUTOROUTE

Samedi soir, 23 h 47. La chaleur de juillet traîne encore dans l’air comme une promesse sale. Fabienne est  habillée comme son maitre  l’a ordonné, : micro-jupe en vinyle noir qui remonte dès que tu bouges, string ficelle rouge fluo coincé entre les fesses, top résille troué aux tétons durs, maquillage de pute de parking – eye-liner noir coulant exprès, faux cils collés par la sueur, rouge à lèvres carmin brillant étalé jusqu’au menton comme si on t’avait déjà forcée à avaler. Bas résille couture arrière filés aux cuisses, jarretelles rouges tendues, escarpins à talons 14 cm qui claquent sur le bitume quand tu sors de chez toi. Le collier de chienne clouté « SALOPE À CAMIONS » est bien serré autour de ta gorge, laisse enroulée dans ton sac à main de pute – un petit sac verni rouge avec des pin’s en forme de bite et un zip cassé exprès.

Dans le sac : une bouteille de Jungle Juice Black Label neuve, un tube de lubrifiant extra-glissant, des capotes au cas où (mais tu sais qu’il les a interdites), un plug anal large que tu portes déjà enfoncé depuis deux heures, et ton téléphone chargé à bloc pour filmer ou être filmée. Tu montes dans ta petite citadine, jambes écartées sur le siège conducteur, jupe relevée, cage chasteté noire mat qui appuie douloureusement contre le volant. Tu démarres, l’autoroute A7 sud t’avale.

L’aire des Chères est à 45 minutes. Tu roules fenêtres ouvertes, vent chaud qui soulève ta jupe, phares des camions qui te doublent en ralentissant pour te mater. Certains klaxonnent longuement, un routier te fait signe de baisser la vitre, te crie « Salope ! » en riant. Tu sens déjà ton trou palpiter autour du plug, ta cage qui pulse, le rouge à lèvres qui commence à couler sous la sueur.

Tu arrives à l’aire vers minuit trente. Parking quasi désert sauf pour eux : dix bahuts garés en demi-cercle près du bâtiment des toilettes, moteurs au ralenti, phares éteints mais cabines éclairées. Des silhouettes descendent déjà, cigarettes aux lèvres, braguettes ouvertes. Ton Maître t’a briefée par texto une heure avant : « Gare-toi au fond, descends, marche jusqu’aux chiottes comme une chienne en chaleur. Ils savent que t’es à eux. Obéis. Souris. Ouvre grand. Et souviens-toi : tout est filmé. »

Tu te gares, coupe le contact. Tes mains tremblent quand tu attrapes le sac. Tu sors, talons claquant sur le bitume encore tiède, jupe relevée par le vent, string visible. Les regards te percent. Un sifflement grave. Un « Putain, la voilà la petite pute du Maître… »

Tu avances vers les toilettes hommes, porte métal rouillée, lumière blafarde qui clignote. Tu pousses la porte. L’odeur te frappe : pisse fraîche, javel rance, sperme séché, sueur lourde. À l’intérieur, ils sont déjà là. Dix. Pas alignés sagement : certains assis sur le rebord des lavabos, d’autres adossés au mur tagué, bites sorties, se branlant lentement. Un téléphone sur trépied est posé sur le distributeur de savon, objectif braqué sur toi. Un autre est tenu à la main par le premier qui s’avance.

Ton Maître t’a dit : « Entre, mets-toi à genoux au milieu, ouvre la bouche et le cul. Sniffe avant chaque tour. Et remercie après chaque décharge. »

Tu tombes à genoux sur le carrelage poisseux. Le premier – un barbu massif, gilet fluo taché – s’approche, attrape ton collier, tire pour te faire relever la tête. « Ouvre grand, Fabienne. On commence par la gorge. »

Il te plaque la bouteille de poppers sous le nez. « Inspire à fond, salope. Vide-la si tu veux planer. »

Tu inspires longuement. Le rush te fracasse : tête qui tourne, cœur qui explose, trou qui s’ouvre grand autour du plug, muscles relâchés. Il sort sa queue épaisse, te l’enfonce jusqu’aux couilles d’un coup. Tu gargouilles, baves, larmes noires de mascara qui coulent. Il te baise la bouche comme un piston, claquant tes joues à chaque aller-retour. « Suce bien, pute d’autoroute… t’es faite pour ça… »

Il jouit vite, te remplit la gorge, te force à avaler tout. Sperme qui déborde sur ton menton, coule sur tes seins sous la résille. Il se retire, te gifle doucement. « Merci monsieur d’avoir rempli ma bouche », articules-tu, voix cassée.

Le suivant prend sa place. Un chauve bedonnant. Il te fait sniffer encore, te retourne à quatre pattes, arrache le plug d’un geste sec – tu cries –, crache sur ton trou, te pénètre brutalement. Pendant qu’il te sodomise, un autre te force la bouche. Double pénétration debout au milieu des chiottes. Les téléphones filment de près : zoom sur ton trou béant qui avale, sur ta bouche distendue, sur tes yeux vitreux de poppers.

Ils te passent à la chaîne. Un par un, parfois deux en même temps. Sniff – bite dans la gorge – sniff – bite dans le cul – gifles sur les fesses, sur les seins, sur le visage – insultes crues : « salope du Maître », « trou à camion payant », « regarde comme elle cligne du cul la chienne ». Chaque décharge est filmée : sperme dans la bouche, sperme dans le cul, sperme sur le visage, sur les bas, sur la cage. Tu dois remercier à chaque fois, voix rauque : « Merci monsieur d’avoir rempli mon cul/mon trou/ma bouche de votre sperme chaud. »

Ils sont dix, mais certains reviennent. Quinze, seize passages. Ton maquillage est ruiné : traînées noires jusqu’au cou, rouge à lèvres étalé partout, joues rouges de claques. Ton trou est béant, rouge vif, dégoulinant de sperme chaud qui coule le long de tes cuisses, goutte sur le carrelage en flaques blanches. Ta cage est trempée, ta jupe relevée, ton top déchiré aux épaules.

Quand le dernier finit – un jeune tatoué qui te prend debout contre le mur, te soulève par les cuisses, te démonte en te giflant les fesses –, ils te laissent là, pantelante, à genoux dans une flaque de sperme mélangé à ta mouille. Un dernier sniff pour redescendre doucement. Ils rangent les téléphones, rient, claquent la porte.

« Bonne route, Fabienne. Le Maître va être content de ses vidéos. On se revoit sur la plateforme. »

Tu te relèves difficilement, jambes tremblantes. Tu ajustes ce qui reste de ta tenue – jupe collée par le sperme, bas déchirés, visage barbouillé. Tu sors des toilettes, traverses le parking sous les phares qui s’allument un à un. Des routiers klaxonnent, sifflent. Tu montes dans ta voiture, t’assois directement sur le sperme qui coule encore de ton cul, heureusement que tu avais mis un plastique sur le siege.

Tu démarres. L’autoroute nord. plafonnier alllume comme l'a demande ton maitre . Les Phares des camions qui te doublent, conducteurs qui te matent par la vitre ouverte, voient ton visage ravagé, ta jupe relevée, tes cuisses luisantes de sperme. certains te klaxonnes, Tu roules comme ça, pleine, souillée, exhibée à tous ceux qui passent.

Ton téléphone vibre : un message du Maître. « Photos et vidéos déjà uploadées. T’as été parfaite, ma petite pute. Rentre doucement. Et garde tout en toi jusqu’à ce que j’arrive. »

Tu souris malgré les lèvres gonflées, les joues qui brûlent, les yeux vitreux. L’autoroute défile. Tu es pleine de sperme. Et tu rentres. Comme une bonne salope. En sachant que la prochaine fois n'est pas loin.